Guides du gérant
Avis Google et avis clients : ce qu'un salon a le droit de faire
Les avis comptent dans le choix d'un salon, et dans sa visibilité sur Google. Mais les demander, les afficher ou les modérer obéit à des règles précises, celles de Google et celles du code de la consommation. Voici ce qui est permis, ce qui est interdit, et ce que risque un salon.
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L'essentiel
- Demander un avis à ses clients est autorisé, à condition de le faire sans contrepartie et sans trier les clients.
- Google interdit les avis payés ou obtenus contre un avantage (remise, cadeau), le fait de ne solliciter que les clients satisfaits et le fait d'obliger un client à noter sur place.
- Le gérant et les salariés ne notent pas leur propre salon : c'est un conflit d'intérêts au sens de Google.
- Diffuser de faux avis, ou modifier des avis pour promouvoir son activité, est une pratique commerciale trompeuse : jusqu'à 5 ans de prison et 750 000 € d'amende quand elle est commise en ligne.
- Un salon qui publie des avis sur son propre site indique comment ils sont collectés et contrôlés, affiche leur date, et explique un refus de publication à son auteur.
Ce que Google interdit
La politique de Google sur les contenus interdits dans les avis d'une fiche d'établissement exclut notamment :
- Les avis qui ne reposent pas sur une expérience réelle.
- Les avis ou notes payés, directement ou en nature, et ceux publiés grâce à un avantage offert par l'établissement, comme une remise.
- Le fait de déconseiller les avis négatifs ou de ne solliciter que des avis positifs (« review gating »).
- Le fait d'obliger un client à laisser un avis sur place, ou de faire pression sur lui.
- Les avis du gérant, des salariés, anciens ou actuels, ou de personnes liées au salon par un contrat.
Ce que dit la loi française
Le code de la consommation qualifie de pratique commerciale trompeuse, en toutes circonstances, le fait de diffuser ou de faire diffuser de faux avis de consommateurs, ou de modifier des avis afin de promouvoir des produits (article L121-4, 28°), ainsi que le fait d'affirmer que des avis viennent de vrais clients sans avoir vérifié qu'ils le sont (27°).
La sanction est de 2 ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende, montant qui peut être porté à 10 % du chiffre d'affaires annuel moyen ; elle passe à 5 ans et 750 000 € quand la pratique est commise en ligne (article L132-2).
Publier des avis sur le site de son salon
Toute personne qui collecte, modère ou diffuse des avis en ligne, même à titre accessoire, doit donner une information loyale, claire et transparente sur la façon dont ils sont publiés et traités (article L111-7-2 du code de la consommation) :
- Indiquer si les avis font l'objet d'un contrôle, et ses grandes caractéristiques.
- Afficher la date de chaque avis, et celle de ses mises à jour.
- Expliquer à l'auteur d'un avis refusé les raisons de ce refus.
La bonne méthode
Demander un avis à chaque client après sa visite, sans contrepartie et sans choisir à qui l'envoyer, est permis par Google et par la loi. C'est aussi la façon la plus sûre d'obtenir des avis nombreux, réguliers et crédibles. Répondre aux avis, positifs comme négatifs, montre aux futurs clients que le salon les lit.
Avec Buiiild
Une fois le rendez-vous honoré, chaque client reçoit automatiquement son lien d'avis personnel, sans tri : le salon ne choisit pas qui le reçoit. Votre lien d'avis Google se règle dans le studio, et vous répondez aux avis depuis le même écran.
Questions fréquentes
Un salon peut-il offrir une remise contre un avis Google ?
Non. Google interdit les avis publiés grâce à un avantage offert par l'établissement, y compris une remise. Le salon peut demander un avis, mais sans contrepartie.
Peut-on demander un avis seulement aux clients satisfaits ?
Non. Google interdit de solliciter des avis positifs de façon sélective (« review gating ») : la demande doit être faite à tous les clients, sans tri.
Que risque un salon qui publie de faux avis ?
C'est une pratique commerciale trompeuse : jusqu'à 2 ans de prison et 300 000 € d'amende, et jusqu'à 5 ans et 750 000 € quand elle est commise en ligne (articles L121-4 et L132-2 du code de la consommation).
Le gérant peut-il laisser un avis sur son propre salon ?
Non : Google considère comme un conflit d'intérêts l'avis d'un gérant, d'un salarié ou d'une personne liée au salon.
Sources officielles
Textes consultés le 1er octobre 2026. Les règles peuvent évoluer : le texte officiel fait foi.
- Google — Contenus interdits et soumis à des restrictions (avis)
- Légifrance — Article L111-7-2 du code de la consommation
- Légifrance — Article L121-4 du code de la consommation
- Légifrance — Article L132-2 du code de la consommation
Ce guide informe sur les règles générales ; il ne remplace pas le conseil de votre expert-comptable ou d'un juriste pour votre situation.