Guides du gérant
Ouvrir un salon de coiffure en 2026 : les étapes et les obligations
Ouvrir un salon de coiffure, un barbershop ou un institut de beauté, c'est réunir une qualification, une immatriculation, un local conforme et quelques obligations que l'on découvre souvent trop tard. Voici les étapes, dans l'ordre, avec les textes officiels.
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L'essentiel
- La coiffure s'exerce avec une qualification (BP ou brevet de maîtrise en salon, CAP à domicile, ou 3 ans d'expérience), ou sous le contrôle d'une personne qualifiée.
- La création de l'entreprise se fait obligatoirement en ligne, sur le guichet unique des formalités des entreprises, depuis le 1er janvier 2023.
- Le salon est un établissement recevant du public : il doit être accessible aux personnes handicapées.
- Prix affichés en vitrine et à la caisse, déclaration préalable à la Sacem si de la musique est diffusée.
- Dès le premier salarié : registre unique du personnel, document unique d'évaluation des risques, affichages obligatoires, et la convention collective de la coiffure (IDCC 2596).
1. La qualification
La coiffure ne peut être exercée que par une personne qualifiée, ou sous son contrôle effectif et permanent (article L121-1 du code de l'artisanat). En salon : brevet professionnel ou brevet de maîtrise ; à domicile : CAP ; à défaut, 3 ans d'expérience professionnelle effective. Le détail est dans notre guide sur le diplôme pour ouvrir un salon.
2. L'immatriculation
Depuis le 1er janvier 2023, la création d'une entreprise, artisanale comprise, se fait obligatoirement en ligne sur le guichet unique des formalités des entreprises. L'entreprise est alors inscrite au registre national des entreprises (RNE). Le choix du statut juridique (entreprise individuelle, micro-entreprise, société) se fait à cette étape ; il conditionne notamment le régime de TVA (voir notre guide sur la TVA d'un salon).
3. Le local : un établissement recevant du public
Un salon accueille du public : c'est un établissement recevant du public (ERP), qui doit être accessible aux personnes handicapées, quel que soit leur handicap. Cela concerne les cheminements, l'accueil, les circulations, les sanitaires ouverts au public et les équipements. Les règles diffèrent pour un local neuf ou existant.
Pour un ERP de 5e catégorie, le cas de la plupart des salons, le gestionnaire remplit lui-même l'attestation d'accessibilité.
4. Les affichages et la musique
- Les prix : au moins 10 prix TTC en vitrine (20 pour un salon mixte), le même tableau à la caisse et une carte complète des prestations (arrêté du 27 mars 1987). Voir notre guide sur l'affichage des prix.
- La musique : diffuser de la musique dans le salon demande une déclaration préalable à la Sacem, qui donne lieu à une facture Sacem et à une facture Spré. Même avec de la musique libre de droits, la déclaration reste nécessaire et les droits Spré restent dus. Déclarer avant d'installer la sonorisation donne droit à une réduction de 20 %.
5. Dès le premier salarié
- La convention collective nationale de la coiffure et des professions connexes (IDCC 2596) s'applique aux salariés des salons de coiffure.
- Le registre unique du personnel s'ouvre dès la première embauche ; il peut être tenu sous forme numérique.
- Le document unique d'évaluation des risques professionnels est obligatoire dès le premier salarié, mis à jour à chaque changement des conditions de travail (un nouveau produit chimique, par exemple) et conservé 40 ans.
- Les affichages obligatoires : inspection du travail, médecin du travail et secours, consignes incendie, horaires collectifs, interdiction de fumer et de vapoter, accès au document unique, numéro d'accueil contre les discriminations.
6. L'assurance
Souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle est vivement recommandé : elle couvre les dommages qu'une prestation pourrait causer à une cliente (une réaction à une coloration, par exemple). L'assurance du local fait aussi partie des démarches habituelles d'un bail commercial.
Avec Buiiild
Le jour de l'ouverture, votre salon a déjà son site internet, son agenda, la réservation en ligne, la caisse et les rappels de rendez-vous : vous choisissez un modèle de site, vous entrez le nom du salon, et tout est prêt en quelques minutes. Les prestations et les prix saisis une fois s'affichent sur le site et à la réservation.
Questions fréquentes
Quelles sont les étapes pour ouvrir un salon de coiffure ?
Avoir la qualification requise (ou employer une personne qualifiée), immatriculer l'entreprise en ligne sur le guichet unique, aménager un local accessible, afficher ses prix, déclarer la musique à la Sacem, puis, dès le premier salarié, respecter la convention collective de la coiffure et ouvrir le registre du personnel et le document unique.
Où immatriculer un salon de coiffure ?
En ligne, sur le guichet unique des formalités des entreprises : son utilisation est obligatoire depuis le 1er janvier 2023 pour toutes les entreprises, y compris artisanales.
Un salon de coiffure doit-il payer la Sacem ?
Oui s'il diffuse de la musique : une déclaration préalable à la Sacem est nécessaire, avec une facture Sacem et une facture Spré. Même avec de la musique libre de droits, les droits Spré restent dus.
Quelle convention collective pour un salon de coiffure ?
La convention collective nationale de la coiffure et des professions connexes, IDCC 2596.
Sources officielles
Textes consultés le 1er octobre 2026. Les règles peuvent évoluer : le texte officiel fait foi.
- Légifrance — Article L121-1 du code de l'artisanat
- Service-public.fr — Guichet unique des formalités des entreprises
- Service-public.fr — Accessibilité d'un établissement recevant du public
- Légifrance — Arrêté du 27 mars 1987 relatif à la publicité des tarifs de coiffure
- Service-public.fr — Diffusion de musique dans un commerce (Sacem, Spré)
- Légifrance — Convention collective nationale de la coiffure (IDCC 2596)
- Service-public.fr — Registre unique du personnel
- Service-public.fr — Document unique d'évaluation des risques professionnels
- Service-public.fr — Affichages obligatoires de l'employeur
Ce guide informe sur les règles générales ; il ne remplace pas le conseil de votre expert-comptable ou d'un juriste pour votre situation.